lundi 7 juin 2010

Blog du Blogger Daily se transforme en Blog officiel du FFCF!

Notre blog du Blogger Daily a changé de nom.

Désormais, il s'appelle Blog officiel du FFCF et vous pourrez y trouver les dernières nouvelles du Festival Franco-Coréen du Film.

Avant de tourner la page, tout de même, un petit résumé de la dernière édition du FFCF en quelques points :

1. Palmarès :

Le Prix du jury Jeune public

Long-métrage - Potato Symphony de Jeon Taek


Long-métrage Mention spéciale - My Friend & His Wife de Shin Dong-il



Court-métrage : Too Bitter to Love de Gone


2. Les interviews téléphoniques des réalisateurs primés :


3. L'interview du réalisateur Im Kwon-taek à propos de ses deux films présentés à la section KOFA-FFCF Classiques :


....

Et maintenant, cap vers la 5e édition !!

vendredi 20 novembre 2009

Robot Taekwon V : You Win [Festival Franco-Coréen]

JOUR 14 : 17 novembre


Film de clôture du 4ème Festival Franco-Coréen du Film, Robot Taekwon V / Ro-bo-teu Tae-kwon V (1976) du réalisateur Kim Chung-gi est un film d’animation qui aurait pu largement s’inscrire dans la sélection KOFA-FFCF Classiques 2009. En effet, ce dessin animé pour grand écran réunit quelques jolies caricatures du film de propagande, un film que l’on pensait perdu mais qui fut retrouvé en 2004 dans une boîte rouillée d’un entrepôt et fut restauré. Il connu une sortie en Corée du Sud en 2006 et nous assistions à sa projection en ce 17 novembre 2009 au cinéma l’Action Christine.

Taekwon V est un immense robot mise au point par le Dr Kaff et le Dr Kim. Dr Kaff nourrit secrètement le désir de conquérir le monde avec une horde de robot. Après avoir été humilié publiquement à cause de son physique ingrat, il disparaît. Au même moment, les meilleurs combattants de chaque sport de combat sont enlevés par un groupuscule appelé l’Empire Rouge…

Robot Taekwon V c’est le film d’animation propagandiste par excellence. Les sud-coréens se posent comme les défenseurs du monde libre où l’on batifole avec les oiseaux et les écureuils. Une puissance prête à affronter le Mal qui voudrait s’abattre surtout lorsque ce « Mal » affiche l’étoile rouge et se prénomme : l’Empire Rouge.Les sud-coréens sont beaux (a contrario, les membres de l’Empire Rouge sont moches), gentils (ils aiment la nature) et sportifs aussi. Ils pratiquent le taekwondo dontTaekwon V est un fervent adepte. Un art martial qui fustige les autres sports de combat par sa magnificence (on se croirait dans un bon Sonny Chiba avec son karaté). Robot Taekwon V oppose aussi des figures présentes historiquement en Corée du Sud, ainsi on a le droit à un japonais hideux (les années d’occupations du Japon) et un états-uniens tout aussi hideux et imbu de sa personne (l’impérialisme des Etats-Unis sur le sol sud-coréen). Faut-il préciser que notre héro (qui fait vivreTaekwon V) parvient aisément à les battre ?

Robot Taekwon V est un film animation de détente qui fait passer un agréable moment tant il est décalé vis-à-vis de l’époque où nous vivons. Il y a quelques scènes d’anthologies à se plier de rire entre mise en situation surprenante et dialogues des plus ahurissants. En effet, si le Dr Kaff est aussi ignoble c’est parce qu’il a un physique ingrat ! (et je retranscris la chose gentiment). Le film qui n’est pas long (1h16) se laisse regarder tranquillement comme un retour dans notre enfance où à cette époque là, c’était son cousin lointain (Goldorak) que nous admirions (en ce qui concerne les garçons, je ne m’avancerai pas pour les filles). Et entendre durant la projections deux enfants s’étonner, c’est que le film devait fonctionner puisqu’ils semblaient réactifs à la grandeur de Robot Taekwon V. Un film d’animation marrant donc tout en gardant à l’esprit la volonté des concepteurs à l’époque. J’oubliais, le thème musicale endiablé, génial !

Robot Taekwon V de Kim Chung-gi clôturait merveilleusement bien ce 4ème Festival Franco-Coréen du Film avec une ambiance joyeuse de récréation à la fois humoristique et jovial.

Rédigé par I. D.

Parade of Wives : Les femmes au travail [Festival Franco-Coréen]

JOUR 14-1 : 16 novembre


Parade of Wives / Anaedeului haengjin (1974) d’Im Kwon-taek à l’image des films de propagande projetés lors du Festival Franco-Coréen du Film 2009, s’inscrit comme un leitmotiv des idéologies à transmettre à la population : l’anti-communisme, la famille patriarcale ou bien encore le développement économique.

Une jeune mariée part vivre avec son mari dans le village natal de celui-ci. Il y règne pauvreté et fainéantise. Cette dernière met tout en œuvre, non sans mal pour changer la situation du village ainsi que les mentalités qui sont en vigueur…

Parade of Wives c’est l’apologie de la modernité qui doit s’imposer pour que chaque village puisse prospérer à bon escient et ainsi faire de la Corée du Sud un pays moderne et riche. On suit alors une femme de l’extérieur qui vient apporter son savoir mais aussi une mentalité différente de celle des villageois. Elle s’impose comme une éducatrice qui va parvenir à changer la face d’un village en adoptant les préceptes du gouvernement. La chose est d’autant plus symbolique que ce changement se réalise par l’impulsion des femmes. Les hommes ayant une image très néfaste dans ce contexte (fainéants, joueurs, buveurs,…).

Im Kwon-taek s’applique correctement à faire son travail de cinéaste et raconte avec force et conviction ce(s) portrait(s) de femme(s). On pourra reprocher un récit qui tire en longueur en adjoignant à l’histoire de départ, une histoire secondaire qui prend place avec l’un des personnages féminins qu’on pensait veuve. Un retour sorti de nulle part d’un mari qui vit dans la clandestinité. Vraiment, cet énième rebondissement n’apporte rien si ce n’est le prétexte de montrer du doigt la guérilla communiste et permettre à l’héroïne de lancer son discours final très idéologique, peu judicieux d’un point de vue cinématographique mais hautement symbolique sur l’aspect propagandiste.

Parade of Wives vaut le coup d’œil comme vestige d’un cinéma bien à part.

Rédigé par I. D.

L'hommage à Jin [Festival Franco-Coréen 2009]

JOUR 14-2 : 15 novembre


Ly Jin (LJ) était une jeune cinéaste d’origine coréenne qui vivait en France depuis quelques années maintenant. Elle est décédée à l’âge de 31 ans en septembre 2009. Le Festival Franco-Coréen du Film 2009 a voulu lui rendre hommage en diffusant son court-métrage : Origine – X, présent lors du FFCF 2006 ainsi que des images tournées par Frédéric Ambroisine, un proche de la réalisatrice (également connu par les amoureux du cinéma asiatique comme critique, entre autre).

Origine – X est un court-métrage nonsensique de sept minutes, véritable patchwork qui mêlent fiction, vidéo personnelle mais aussi de vrais-faux making of. Du moins, c’est ce qu’il m’en a semblé. L’histoire de deux jeunes coréens, l’un adopté par des parents français et skateur, l’autre : une jeune fille issue d’une famille riche laquelle atterrie à Paris et donne dans le porno. Ce film se veut expérimental et impose déjà un style, une singularité propre et une approche différente de la norme cinématographique.

Une demi heure d’images non montées, projetées à l’état brute directement de la caméra DV de Frédéric Ambroisine, c’est ce à quoi nous avons eu droit par la suite. Des images qui nous montrent une Jin Ly qui se met en scène alors qu’elle était à Cannes pour présenter l’une des versions de son unique long-métrage : Trans# : Working Title. Film « autre » projeté en marge du Festival de Cannes 2008 à l’ACID. De son film nous ne verrons rien, tout au plus l’avant et l’après projection qui laisse une frustration énorme. Ces images que l’on peut qualifier d’intimes à l’égard de cette réalisatrice que je ne connaissais pas, donnent le sentiment d’avoir assisté au visionnage d’une vidéo d’ami dans le salon d’un ami (entre ami)...

Voir le Teaser de Trans# - Working Title :
http://www.youtube.com/watch?v=l7F6kHYNeao&feature=player_embedded

Finalement, il y régnait une ambiance bizarre après visionnage. Un silence puis des langues qui se délits, surtout celles des proches, en gros : voilà c’était elle, LJ. Un hommage que cette cinéaste décédée prématurément n’aurait pas daignée tant on baignait dans l’incertitude quelques minutes avant de rentrer en salle. Les programmateurs pourront aisément en parler, le stress jusqu’à la dernière minute, la recherche du long-métrage introuvé (et déjà culte par l’aura mystérieuse qu’il confère), le désistement de certaine personne, les coups de téléphones paniqués et puis finalement les choses se sont faites en freestyle, à l’arrache, un côté désorganisé par les imprévus et un long-métrage qui frustre par son manque d’image. Il en existerait quatre versions, certains ne l’on qu’en rush, d’autres ont eu le privilège de le voir, je fais maintenant partie de ceux qui le connaisse de réputation, en espérant que l’an prochain, si festival il y a, Jin Ly puisse jouir d’une projection en bonne et du forme.

Découvrez les autres projets 2009 de Ly Jin :
Sun et Eclipse
> Voir Sun
> Voir Eclipse

Clip electro
> Voir le clip

Rédigé par I. D.

First Love : L’ange amoureux [Festival Franco-Coréen]

JOUR 14 : 17 novembre


Troisième film de son auteur, First Love / Cheot Sarang (1993) de Lee Myung-se nous conte une romance fantastique.

Young-shin est étudiante dans une école d’art. Elle tombe amoureuse de Chang-wook, son professeur...

First Love est un film léger et amusant sur une étudiante qui découvre le sentiment amoureux qu’elle n’avait jusqu’alors jamais ressenti. Á travers une réalisation dynamique et singulière de Lee Myung-se, le récit parvient à nous toucher avec ce personnage principale féminin qui sait être attachant par sa malice et une certaine naïveté dont elle fait preuve. De plus, le cinéaste apporte une touche fantaisiste à l’ensemble par le biais du dessin qu’il anime et de quelques scènes irréelles qui donne le sentiment d’assister à un rêve éveillé.

First Love par son personnage féminin rêveur parfois gaffeur et pour l’univers qui y est dépeint fait rappeler Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Du moins, c’était le sentiment que j’en avais en le visionnant. Si je n’ai pas aimé le film du cinéaste français, mon sentiment à l’égard de ce film coréen est tout autre. Il y a une légèreté de ton ainsi que ces petites choses de la vie qui le rendent plaisant. Les personnages y sont attachants et on se prend vite au jeu de cet amour vécu par l’héroïne qui vit là donc ces premiers émois amoureux.

En définitive, First Love est un joli film bien fait quoiqu’il tire en longueur sur la fin. Cela ne dénature pas cette histoire simple, celle du premier amour qui s’avère inventive. J’ai notamment apprécié ce plan fixe qui revient à plusieurs reprise, celui qui nous montre la vie d’une rue où se tient la maison familiale de l’héroïne. Un plan, une rue, sur lesquelles le film se termine comme pour nous montrer l’importance du temps qui passe, l’importance de la vie mais aussi de l’amour comme expérience unique.

Rédigé par I. D.

jeudi 19 novembre 2009

Le rideau se baisse sur le Festival Franco-Coréen du Film…

JOUR 14 : 17 novembre


Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle du Festival Franco-Coréen du film a résonné hier soir dans la grande salle de l’Action Christine. Après ces quinze jours vécus à l’heure cinématographique coréenne, et alors que le manque de sommeil rattrape ceux qui comme moi ont été présents quotidiennement sur la manifestation, c’est l’heure du bilan et de la question « Que retenir du Festival ? ».

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la bonne ambiance. L’humeur amicale générale, l’envie ressentie par tous d’en découvrir le plus possible de ces films coréens, et de le faire au milieu de cinéphiles plus passionnés, abordables et cool les uns que les autres. Pas de place pour le formalisme, mais une ouverture et une motivation qui pousse chaque jour à enchaîner les films avec plaisir.

Le second point, c’est la diversité qui a régné pendant le festival. Une sélection officielle partagée équitablement entre courts et longs métrages, et elle-même ouverte à tous les genres : fiction, documentaire, animation, polar, drame, comédie, sport… il y en avait pour tous les goûts. Parallèlement, les Regards Croisés entre courts français et coréens sur la thématique de l’homosexualité, l’instauration d’une section de films classiques (pour la première édition sous le signe du film de propagande), ou l’hommage rendu au cinéaste Lee Myung Se (je reste sceptique sur le choix de ce réalisateur, mais ses films furent pour le moins… instructifs) attestent de la richesse de l’offre proposée cette année.

C’est ce ressenti global qui a également rendu savoureuse la soirée de clôture. Le Jury Étudiant (autre nouveauté cette année) a choisi de récompenser, dans la section courts-métrages, le déstabilisant Too Bitter to Love. Pour avoir assisté à leurs délibérations, je peux vous assurer que les débats furent âpres pour attribuer le Prix 2009 à l’intéressant long-métrage Potato Symphony, qui doit cette récompense à l’acharnement avec lequel les garçons du jury ont défendu le film de Jeon Taek. Les filles poussaient de leur côté le décevant My Friend and His Wife, ce qui lui a finalement valu une mention spéciale.

Excellente initiative des organisateurs, les jurés avaient chacun préparé une question pour les cinéastes vainqueurs, qui ont été contactés quelques heures avant la cérémonie pour y répondre par téléphone, réponses écoutées et traduites dans la salle.

La soirée officielle s’est finalement conclue par la projection du grand classique coréen de l’animation Robot Taekwon V. Je vous rassure, classique en Corée du Sud, mais plutôt inconnu en France. Le film, dans une version restauré de belle qualité, nous a offert un beau moment de comédie. A l’évidence influencé par Goldorak, Robot Taekwon V s’intéresse à un robot géant, piloté par un champion de taekwondo, qui défend la Terre des méchants robots lancés par un vilain scientifique tout petit à la grosse tête (littéralement).

La saveur comique du film est irrésistible, dans sa propension éhontée et hilarante à exacerber le sentiment patriotique par touches amusantes : les méchants arborent une étoile rouge très… communiste, les gentils coréens sont beaux, alors que les étrangers sont plus laids les uns que les autres (mention spéciale au japonais au nez crochu et dents proéminentes !)... C’est kitsch et souvent jubilatoire, belle manière de baisser le rideau sur le Festival.

Un Festival qui certes n’aura pas su m’offrir ailleurs qu’en ouverture, avec Breathless, un vrai film coup de cœur m’ayant retourné, d’autant que celui-ci m’avait déjà retourné en juillet dernier. Mais la manifestation a montré suffisamment de bons films, proposé assez de rencontres stimulantes, et offert un visage suffisamment humain pour qu’une hâte m’assaille : remettre ça l’année prochaine.

Rédigé par David Tredler

Le Festival Franco-Coréen 2009, c'est fini !

JOUR 14 : 17 novembre



Le festival Franco-Coréen du film est bel et bien fini. Après près de 20 longs métrages visionnés et 10 courts, on a envie de dire « ouf », un ouf de soulagement car il faut bien admettre que cette quinzaine a été des plus éprouvante, autant pour les partenaires que les organisateurs. L’équipe du festival a d’ailleurs exprimé sa joie de clôturer cet évènement qui les a tous bien fatigués...

La dernière séance s’est présentée de façon simple et spontanée à l’image du festival. Les remerciements et les jolies accents coréens se sont mêlés à l’enthousiasme du public (nous étions assez nombreux pour cette énième projection et c’est tant mieux !). A cet occasion, le palmarès de la 4ème édition a été révélé, laissant I.D. et moi-même largement satisfaits du choix fait par le jeune jury d’étudiants. Les heureux primés sont :

- Potato Symphony de Jeon Taek (long métrage)
- Too bitter to love de Gone (court métrage)
- My friend and his wife [Article à venir] de Shin Don-Il (long métrage - mention spéciale du jury)

La sélection vous la connaissez et nos avis aussi, à travers nos critiques quotidiennes, je ne vais donc pas m’attarder dessus. J’aimerais plutôt faire part de mes impressions. Ce rendez-vous a été une occasion de partage entre amateurs et passionnées. Il fut aussi l’occasion de débat plus ou moins houleux, de franches rigolades et surtout de grand plaisir. I.D. et moi-même avons enfin pu mettre des visages sur des rédacteurs régulièrement suivis : l’équipe de Cinémasie (Carth et Gilles), David du sympathique blog L’impossible blog ciné et Pierre de Dooliblog. En bref, une 4ème édition qui marquera de jolies souvenirs, en plus d’heures de sommeil manquées.

La soirée de clôture s’est terminée au Bob Cool (petit bar du coin) où l’équipe organisatrice s’est réunie accompagné des partenaires blogger et membres du jury pour discutailler de nos impressions et échanger sur le FFCF. A cette occasion, nous avons fêté l’anniversaire de l’une des figure de ce festival, Monsieur DongSuk Yoo, chef programmateur, qui a inclusMadeinasie dans le projet de création du Blogger Daily (blog officiel du festival).

Une quinzaine qui se finit en beauté et qui promet, nous l’espérons de belles perspectives pour l’édition prochaine.

Rédigé par Diana